Carnet de Route : "A l'éScoot du Monde"
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fév. - mars 2004
A l'eScoot de l'Egypte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les photos !!

1 - Intro (par Sophie)

Lors de notre dernier Carnet de Route, nous vous racontions notre séjour en Israël. Depuis, le rythme du voyage et son cours ont évolué vite et de manière inattendue. Ceci explique ces mois de silence. Veuillez, s'il vous plait, nous en excuser.

De retour à Amman en Jordanie, nous avons récupéré nos scooters chez Shantal, une amie de Jérôme. Le temps étant très mauvais en ce début février, nous décidons de longer la mer Morte pour traverser la Jordanie et aller directement en Egypte. Nous voulons profiter du soleil et pouvoir vivre dehors, bivouaquer et rouler sans subir le froid et la pluie.
Nous prenons donc le ferry à Aqaba pour l'Egypte. 15 jours plus tard, nous apprenons à Louxor que ma mère venait de faire une rupture d'anévrisme.
Je prends le premier avion le lendemain matin pour Paris ,Jérôme reste m'attendre à Louxor.
Nous étions persuadés de pouvoir reprendre le voyage et rentrer par la route comme prévu. Cependant, l'état de Maman s'étant aggravé, nous faisons le choix de rapatrier les scooters et donc de terminer en Egypte notre Tour du Monde.
Notre présence auprès de ma mère dans cette épreuve était une évidence et la décision ne nous a pas coûté, elle fut rapide et simple.
Depuis début juin, Maman a récupéré toutes ses facultés et c'est un vrai plaisir de pouvoir enfin discuter avec elle.
Merci à tous ceux qui nous ont manifesté leur soutien pendant ces 3 mois difficiles.

Ce carnet de route est donc le dernier de notre voyage. Nous espérons vous faire partager une nouvelle fois nos découvertes.

Installés désormais en Savoie, dans la maison familiale LEPEUVE (un très grand merci à mon grand-père et à mon père), nous rédigeons un livre et préparons une exposition ainsi qu'un diaporama.
Grâce à notre partenaire Suresnes Animation, la première exposition photo aura lieu du 15 novembre au 15 décembre 2004 à Suresnes. Nous espérons avoir le plaisir de vous revoir à cette occasion.

Encore merci à tous, adhérents, partenaires, professeurs et élèves du collège Jean Macé, familles et amis, de nous avoir soutenus et suivis. Vous avez ainsi contribué à la réalisation de notre rêve.


2 - La douane égyptienne (par Jérôme)

C'est de loin la douane égyptienne qui nous aura coûté le plus cher et avec laquelle nous aurons passé le plus de temps.
1 heure du matin, le ferry qui nous amène d'Aqaba (Jordanie) accoste à Nuweiba. Nous chargeons les scoots et débarquons sur le quai, les paupières lourdes.
Direction le bureau des douanes où un officier nous prend en charge. Première étape à la banque pour payer taxes et plaques minéralogiques égyptiennes. Deuxième étape, contrôle technique ! Malgré l'obscurité, normale à 2h du matin, l'officier se met en tête de relever nos numéros de châssis et de moteur. Je lui indique un autocollant sous la selle qui comporte les infos demandées. Mais non ! Ce fonctionnaire zélé veut les relever directement sur le véhicule. Au moins il est compétent ! Mais à 2h du matin, sa compétence m'irrite ! Surtout que je n'ai pas la moindre idée d'où se trouvent ces numéros… Bref une demi-heure plus tard, mission remplie, notre " zélé " repart les mains pleines de cambouis, mais satisfait !
Troisième étape, les plaques minéralogiques égyptiennes, écrites en arabes et que nous devons mettre sur les scoots. Assurances et permis de circuler en poche, c'est à 4h du matin que les grilles du port se referment derrière nous. Nous sommes en Egypte !
Il faut leur reconnaître ce mérite, les douaniers de Nuweiba ont été les plus rapides et les plus efficaces d'Egypte.
En effet, le permis de circuler n'étant valable qu'un mois, nous devons le faire prolonger. C'est ainsi que nous avons eu affaire aux douanes du Caire.
Bâtiments défraîchis, bureaux avec armoires métalliques brinquebalantes sur lesquelles s'entassent des dossiers ficelés et poussiéreux , dont les feuilles qui dépassent ont été rongées par les rats… Des fonctionnaires avec pour uniques outils de travail, un stylo, un tampon et une agrafeuse. Pas la peine de parler d'informatique, ici on n'aime pas ce qui facilite la tâche !
Et d'ailleurs pourquoi investir dans des ordinateurs quand des facultés gratuites déversent chaque année un nombre important de jeunes diplômés que l'Etat se doit d'employer pour aplanir les courbes du chômage !
Du coup, dans les bureaux, beaucoup de personnel ! Trop d'ailleurs ! Fichiers à renseigner, tampons, signatures, compléments d'infos, re-signature, re-tampon, re-complément, re-re-signature, re-re-tampon, … les documents cheminent de l'un à l'autre avec une lenteur qui ronge mes nerfs ! Et évidemment, si un responsable n'est pas là pour signer, le processus s'arrête…jusqu'au retour dudit responsable !
Je vois mon dossier se gonfler de feuilles au fur et à mesure, puis tout à coup et comme par miracle on me tend Le Document signé et tamponné qui me libère de ces 5 heures marathon de paperasserie ! Ouf, c'est bon pour 3 mois ! (A suivre…)

3 - Sinaï (par Sophie)

A notre arrivée à Nuweiba, nous filons dès le lever du jour à Dahab, petite station balnéaire au bord de la mer Rouge. Nous trouvons une petite chambre très bon marché au bord de la plage et nous y installons pour 2 jours. Au programme, mécanique pour Jérôme, tri et réorganisation des affaires dans les sacs pour moi. Après avoir changé les roulements de direction, réglé la chaîne d'arbre à came… et fixé les plaques d'immatriculation en arabe, nous piquons une tête dans la mer Rouge et nous régalons les yeux en observant les magnifiques poissons et coraux de cette côte.
Les scooters au point, les affaires bien rangées, nous prenons la route pour traverser le désert du Sinaï et aller découvrir le Monastère Sainte Catherine.
La route est grandiose. Nous roulons seuls à travers des Wadis, des blocs rocheux sculptés par le vent et le désert à perte de vue. Couleurs ocre, rouge et sable : magique ! Nous bivouaquons et malgré le froid, nous restons dehors à observer les étoiles et la lune. Le lendemain matin, après 90 km de route splendide, nous arrivons au Monastère Sainte Catherine. On a l'impression de découvrir un château fort au milieu de nulle part… enfin presque car le nombre de touristes y est vraiment hallucinant !
Une vingtaine de moines grecs orthodoxes vivent dans ce monastère. Fondé au IVe siècle par l'Impératrice byzantine Hélène, il fut construit à côté du site où s'élevait le buisson ardent d'où Dieu s'est adressé à Moïse. Lieu de pèlerinage pour les chrétiens du monde entier, ce monastère est également très respecté par les musulmans qui en sont d'ailleurs les gardiens. En effet, juifs, chrétiens et musulmans croient que c'est au sommet du mont Sinaï que Dieu a révélé à Moïse les Dix Commandements.
Après cette visite nous nous dirigeons vers le canal de Suez. Sur la côte, des raffineries, des plates-formes et des stations off-shore nous indiquent une région riche en " or noir ". Côte en plein essor touristique, les plages sont bordées de résidences en construction. Nous demandons aux gardiens d'un des chantiers de pouvoir nous y installer pour la nuit. Aucun problème, notre tente est ainsi à l'abri du vent, des regards indiscrets…. et face à la mer !
Pour traverser le canal de Suez nous empruntons un tunnel et faisons un aller-retour au Caire pour mettre à jour nos permis de circuler. Nous redescendons ensuite le long de la côte jusqu'au niveau de Louxor. Nous devons rouler en convoi pour traverser le désert qui relie la côte et la vallée du Nil. Depuis les attentats de 1997, aucun étranger ne peut circuler librement dans cette zone. C'est en queue d'un convoi de 60 véhicules, bus de tourisme et mini bus que nous effectuons les 120 km. L'arrivée dans la vallée du Nil nous surprend. Nous quittons un paysage désertique, avec comme rencontres de rares bédouins, et nous arrivons dans une vallée luxuriante d'arbres et de champs cultivés vert fluo, des hommes et des femmes partout dans les campagnes et dans les rues, des ânes, des charrettes, des motos et des voitures… la civilisation… Enfin, celle de la Haute Egypte, c'est-à-dire une société rurale où les hommes sont habillés en djellaba et les femmes sont couvertes d'un long vêtement noir, les maisons sont en briques de terre et paille et les routes sont en terre battue.
Nous rejoignons à Louxor un Français à vélo, Karl, qui nous attend au camping situé près de Karnak. Nous partageons le déjeuner et nous racontons nos voyages puis filons faire un rapide tour de la ville et de la Vallée des Rois. De quoi nous allécher pour les visites des temples de Karnak, Louxor…

4 - Retour imprévu sur la terre natale…. (par Sophie)

Après cette première visite rapide de Louxor à la tombée de la nuit, nous allons dans un cybercafé pour envoyer des messages et c'est là que nous apprenons par un mail de mon frère que ma mère se trouve en réanimation à la Pitié Salpetrière dans un état grave, suite à une rupture d'anévrisme.

Bouleversés nous filons dans une agence de voyage pour que je prenne le premier avion pour Paris. Ne pouvant laisser les scooters seuls, nous décidons ensemble que Jérôme reste pour m'attendre ou pour faire rapatrier les scooters en tempsutile.
Un billet Le Caire - Paris en poche pour le lendemain, nous filons à la gare acheter un ticket Louxor- le Caire pour le soir même. Le train est complet ! Je reste donc dormir au camping et le lendemain matin Jérôme m'accompagne à l'aéroport où je persuade les employés d' Air Egypte de m'accorder une place en dernière minute sur leur premier avion. Aucun problème. Le fait d'être à Louxor dans une ville touristique m'a permis de rentrer très rapidement.
Le soir j'atterris à Paris. Première réelle séparation avec Jérôme depuis le début du voyage, c'est assez dur. Mais les événements prennent vite le dessus dans ces cas là, et c'est auprès de ma mère et au côté de mon frère que je dois être.

Thibault m'attend à l'aéroport, les premiers km entre Roissy et Paris m'apparaissent comme dans un rêve. Un monde irréel. Je viens de quitter la chaleur du Caire, sa saleté, les femmes voilées, les taxis qui foncent dans tous les sens et klaxonnent pour un rien… et j'arrive dans un aéroport neuf, impeccable, peut être un peu trop aseptisé à mon goût d'ailleurs… je redécouvre des autoroutes éclairées, entretenues, des automobilistes raisonnables et courtois, des panneaux publicitaires géants avec des filles dénudées dessus… ce ne sont que mes premières impressions. En effet le lendemain, après être allée à l'hôpital voir notre mère en réanimation… j'avais besoin de me changer les idées et Thibault se propose de m'accompagner pour que je puisse m'acheter des chaussures de ville (les chaussures de rando dans Paris cela fait désordre !)… Et là c'est vraiment la stupéfaction. Je n'ai pas vu autant de beaux magasins si bien achalandés, de gens bien habillés et de monde dans les boutiques depuis près de 3 ans ! Je n'en reviens pas ! D'ailleurs pour la petite histoire, il me faudra plus d'un mois pour réussir à faire mes courses dans un supermarché. Le nombre de produits est si important que je ne sais quoi choisir. J'achète uniquement quelques courgettes, des tomates et du riz… comme pendant le voyage !
Autre dépaysement, c'est le retour dans une société " administrative ". Tous les papiers à gérer pour Maman sont impressionnants. Documents à fournir aux organismes sociaux, à l'employeur, déclaration d'impôts à remplir, factures à mettre en attente, courrier… bref, de quoi me remettre immédiatement dans le bain de la société française ! Que la vie nomade, loin de toutes contraintes me manque…
4 heures de métro par jour pour aller à l'hôpital aux heures de visites imposées, 4 heures en sous-sol. 4 heures par jour en service de réanimation dans un univers blanc et bleu où les patients du service de neurochirurgie ont des pertes de lucidité, voir pas de lucidité du tout… où tout est possible, le pire comme le meilleur, où finalement chaque jour le discours des médecins est nouveau et où on ne peut rien prévoir. Trois mois d'incertitude, où chaque jour le corps médical ne peut se prononcer pour le lendemain.
Ne plus rien prévoir, ne pas savoir, rester statique et attendre, cela m'a été très difficile. J'ai souffert du manque d'espace, de soleil et de calme pour prier. Mais par-dessus tout, c'est le fait de ne pas pouvoir partager cette épreuve et ce retour avec Jérôme qui m'a le plus manqué. Ensemble 24 h / 24 depuis 980 jours… c'est bien finalement comme cela que nous aimons vivre.
Jérôme est rentré le 31 mars à Paris après avoir mis en conteneur les scooters, et nous avons pu ensemble épauler Maman, reprendre une vie avec des projets et faire notre arrivée à scooters le 15 mai 2004. Le lendemain, ma mère a subit une opération qui lui a redonné la vie, sa mémoire et sa lucidité… La vie est merveilleuse !

 

5 - La Route des oasis (par Jérôme)

Après le départ de Sophie, la tente me paraît deux fois trop grande et il me faut faire tout seul ces tâches que nous nous partagions : laver le linge, faire la cuisine, faire la vaisselle… Heureusement, la présence de Karl (Français parti à vélo depuis 2 ans) me réconforte. L'occasion de discuter, d'échanger sur le voyage, et aussi sur cet imprévu. A Louxor, avec Karl, nous visitons les temples de Karnak, Louxor, la Vallée des Rois… impressions grandioses que ces monuments couverts de sculptures, de hiéroglyphes,… ces colonnes aux pieds desquelles je me sens si petit, ces tombeaux aux parois couvertes de dessins colorés et d'une si grande finesse. Des monuments qui témoignent de la grandeur de cette civilisation qui dura plus de 2000 ans.
Au bout de 15 jours, sans évolution de la situation en France, je décide de rejoindre Le Caire par la Route des oasis. 1400 km à flirter avec le désert libyque. En une journée de scooter, je rejoins Karl pourtant partis deux jours avant moi. Déjà je me rends compte de l'écart de rythme entre nos deux modes de locomotion. 15 km / h à vélo, c'est une bonne moyenne ! Nous nous organisons donc et tandis que les matins, Karl est déjà sur la route, je profite de mon privilège de " motorisé " pour faire la grasse matinée ! A midi, il fait plus de 50 degrés et le léger vent chaud n'est pas là pour nous rafraîchir ! Pour Karl, c'est en moyenne 6 litres d'eau par jour ! Une consommation énorme, surtout sur cette route où les points de ravitaillement sont éloignés. 15 à 20 km/h, ce n'est pas assez pour mon scoot. Pas de stabilité et surtout un moteur qui chauffe. Nous bricolons donc une sangle avec des cordes et des tendeurs ce qui propulse Karl de 15 à 35 km / h! Moins d'effort et plus d'air, sa consommation d'eau diminue et nous prenons le soir des " douches " plus longues. Nos bivouacs sont exceptionnels aux pieds des dunes, dans ce désert où règne un silence d'or et scintille un ciel étoilé, voute céleste au-dessus de nos têtes.
Mais au bout de 5 jours tout bascule. Un soir, alors que nous finissons de dîner, un bruit anormal se rapproche de nous. C'est comme un mur qui avance ! Une tempête de sable (le khamsim)s'abat sur nous !
Nos tentes peu fixées bougent dans tous les sens, des sacs plastiques et des sacoches s'envolent, … Nous nous agrippons à nos frêles abris et plantons des piquets supplémentaires. Les casseroles, couverts et réchaud sont regroupés tant bien que mal et, sans aucun autre recours face à cette nature capricieuse, nous nous réfugionschacun sous notre toile. A l'intérieur, déjà une fine pellicule de sable recouvre duvet, matelas et sacs ! Sous les coups répétés de ce rugissant, je dois même réveiller Karl en pleine nuit pour qu'il m'aide à re-fixer la toile de ma tente.
Le lendemain cette fine pellicule s'est épaissie, et à l'extérieur de la tente des mini dunes se sont formées en l'espace de seulement 10 heures! Le vent n'a pas faibli, la visibilité est mauvaise, les températures ont chuté et notre petit-déjeuner " croque " sous la dent ! Nous plions bagages et nous rendons sur la route. Avec un tel vent de face, impossible de tracter Karl, c'est trop dangereux. Six kilomètre par heure c'est sa moyenne de pédalage !
Heureusement, un 4x4 providentiel s'arrête à notre hauteur et propose de charger Karl et sa petite reine. Nous acceptons et Karl retrouve le confort d'un véhicule tandis que derrière, en scoot, je profite pleinement de cette tempête …jusqu'au prochain village.
Deux jours plus tard le vent n'a pas faibli, mais la visibilité est à nouveau bonne. Nous reprenons donc la route et nous dirigeons vers le Désert Blanc.
Ces formations de craie, érodées par le vent, sont d'une blancheur éclatante. Nous plantons nos tentes au milieu de ces sculptures naturelles et partons à leur découverte. Tortue, champignon, … notre imagination n'est que peu sollicitée devant la diversité de ces blocs sculptés naturellement. A l'aube comme à l'aurore, c'est un véritable spectacle qui s'offre à nous. Un somptueux jeu de lumières colore en orange, en rose, … ces rochers, tandis qu'en arrière plan le ciel prend des teintes violettes, bleu nuit… Et cette nuit, avec la pleine lune, nous nous croyons sur la mer, entourés d'icebergs. Tout simplement féerique !
Nous reprenons notre chemin et comme pour clôturer en beauté cette route, arrivons à Gizeh. Au pied des Pyramides en scoot ! Un rêve supplémentaire se réalise, même si cette fois, je ne le savoure qu'à moitié !

 

6 - La douane égyptienne… suite (par Jérôme)

Prendre la décision de rentrer en France ce n'est pas évident ! Mais me dire que je dois rembarquer les deux scoots et donc passer la douane portuaire, cela m'angoisse.
Erreur, l'agence chargée du fret a mis à ma disposition une personne qui s'est chargée de tout. Je n'avais qu'à attendre et signer. Le rêve ! L'occasion pour moi de remarquer qu'à Alexandrie, les douaniers, plus fûtés, ont investi dans des tapettes à rats, disposées dans les bureaux. Certainement l'idée lumineuse d'un consultant face aux feuilles rongées ?!?
Bref après deux aller-retour à l'autre bout du port, une noria de feuilles à signer, des " bakchich " payés par l'agent et 7 heures passées dans le port, les scoots sont dans un conteneur scellé.
Que le lecteur ne s'y trompe pas ! Après avoir vu leurs conditions de travail, leur organisation, leurs moyens de travail et leur motivation, je suis en admiration devant ces fonctionnaires qui malgré tout réussissent à remplir leur fonction !

7 - Pensées vagabondes : L'Empire en pire ! (par Jérôme)

Les Anglais sont connus pour leur rigueur administrative et leur côté "tatillon". Un héritage que l'on retrouve dans les anciennes colonies de l'Empire britannique, notamment chez les fonctionnaires des douanes. Toutefois de la rigueur administrative, les fonctionnaires n'ont gardé que l'idée. En effet, s'ils s'appliquent bien à remplir les documents les uns après les autres (et dans le bon ordre s'il vous plaît!), ne sautant aucune étape, c'est souvent que nous constatons l'incohérence des informations enregistrées.
En Inde, le douanier remplira 2 fois les mêmes informations pour nos 2 scooters et en Egypte, il notera notre numéro de visa… du Vénézuela ! Allez y comprendre quelque chose ?!?
Mais que dire face à des gens imbus de leur pouvoir et qui ont "tous les pouvoirs" !

 

08 - L'Egypte en quelques chiffres

- Nombre de jours : 56 jours pour Jérôme et 14 pour Sophie
- Nombre de Km : 4200 km
- Taux de change : 1Livre Egyptienne = 0,12 Euro
- 1 heure d'Internet = 5 LE
- 1 litre d'essence = 1 LE
- 1 bouteille d'eau = 2 LE
- 1 cuchary (repas local) = 2 LE